les éclaireurs


— workshop de rentrée, HEAD–Genève




POUR/ HEAD–Genève
LIEU/ Campus HEAD et quartiers alentours
DATE/ 18-22.09.2017
ÉQUIPE/ Gaspar Reverdin, Antoine Guay,
Aurélien Reymond, Medi Spiegelberg, Jessica Brancato
CRÉDIT PHOTO/ ©Michel Giesbrecht






Pour inaugurer une année et un espace d’apprentissage nouveaux, la HEAD–Genève a mandaté le collectif Galta, chargé de définir et mener l’atelier transversal de rencontre des étudiants en Architecture d'Intérieur.

Le workshop propose une exploration et une appropriation de ces  nouveaux lieux; l’école et son contexte immédiat. Il s’agit d’une prise  de contact avec cet environnement géographique et social. Comment  se présenter? Comment tisser des liens? Comment créer des interactions entre les étudiants de la HEAD et le quartier? Comment s’approprier de manière éphémère un territoire? 

Par groupes de six, les étudiants ont pour but d’identifier et étudier un lieu  aux alentours du parc Hentsch afin d’élaborer une intervention dans l’espace public. Les projets seront l’occasion d’activités communautaires, de moments ou d’actions de partage qui interagissent avec le contexte. Espaces déplaçables ou constructions mobiles pour une ballade en étapes.







Le campus, situé à la jonction entre Charmille et Châtelaine, est vaste et riche d’interstices. Parmi/entre de grandes artères reliant le nord de Genève à son centre, on trouve des ilots d’habitations composés de tours, quelques maisons, une chapelle, des voies ferrées, des terrains de basket, davantage d’altitude, et plus d’espace entre les bâtiments. À la recherche de ressources, nous commençons la procession: certains on pu imaginer, avec l’entraine d’artisans locaux, un dispositif de redistribution des chutes destinées aux futures constructions des étudiants. Un instant dans la peau de chasseurs-cueilleurs contemporains, on pioche dans la nature les fragments d’un repas mis-en-puzzle. Un groupe a installé in-situ du mobilier entravant la déambulation des piétons: il déclare la naissance d’un mouvement, celui de la défense des intérêts des habitants, pour développer un tissu urbain sensé et proche de leur-s mode-s de vie. Rue François Furet, on s’est abreuvé à la source d’une fontaine réactivée, presque secrète, révélée le temps de notre halte. Nous marchons, chargés de nos structures éphémères, nous interrompons le flux continu de la circulation. Sur la lisse étendue verte encadrée de béton, où demeure un bestiaire sculptural, on célèbre la communauté du repas. Au delà des rails, on aperçoit l’oasis rouge, celle qui s’inscrit dans le fil de l’eau. Nous déambulons encore, vers un point où nous verrons mieux: quelques ficelles permettent d’écarter délicatement les branches, ouvrant une percée sur la ville, révélant son horizon. Puis, on dérange la tranquillité des arbres, on occupe temporairement le vide de la place publique, ce continuel jeu du dedans et du dehors que les urbains pratiquent au quotidien. Au sein de sculptures sauvages poussent quelques cultures, dont on a récolté les fruits. On passera un moment, pour conclure cette balade, entre les ouvertures spatiales et leurs poches réservés aux initiés, dans ce territoire mi-clos, festif, multi-temporel.













































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